À travers les airs
J'apporte les ampères
À ton TER.
Devinette éphéméride pour Pâques :
Je suis mort mais en vie.
Couvert de nécrobies
Je hante la Colombie.
Il trime toute la journée pour servir son patron qui le paye une misère.
Il va mourir au front pour défendre sa maison dont il est locataire.
Il y a des gens comme lui dans presqu'toutes les demeures et sur toute la terre,
Mais il se croit tout seul face à un monde qui meurt l'unique réfractaire.
Une belle boîte, beau CA. Si c'qu'on vend ça empeste
L'argent n'a ni odeur ni complexes.
Nos clients sont ravis. D'une pression de l'index
Ils répandent sur la ville une atmosphère funeste.
Tu tousses ? Tes poumons brûlent ? Tu étouffes ? Ça te vexe ?
Ferme ta gueule, baisse la tête. Car nous ceux qui contestent
Si on leur crève les yeux, c'est à cause du contexte.
C'est un trou de verdure où gazouillent les oizelles
Des arbres d'une belle verdure, reliés de tyroliennes
Et dans cette nature, une rencontre humaine.
Chevaliers en armure, buvant de l'hydromel
Jeux, rires, musiques et bal, on s'amuse au soleil.
Et puis sur l'échiquier le roi soudain chancèle
Face aux révolutions qui au loin s'amoncellent.
Car si nous nous rendons à cette fête annuelle
C'est pour bâtir ensemble une société nouvelle.
Sur mes chaînes de télé
Du racisme prémâché.
Les guignols, limogés,
Ne m'faisaient pas rigoler.
Pour défendre mes idées
J'veux Zemmour député.
Le Cameroun déboisé
J'revend à MSC.
J'suis catho sans péché
Car pour me confesser
J'ai acheté un abbé.
Ma vraie foi c'est l'marché
J'ai une bible, mais dorée.
L'atmosphère m'enveloppe.
Je suis dans l'air, je flotte.
J'erre, avance, tournicote
Et frappe mes isotopes.
Je n'vaut rien, c'est acté.
J'suis un j'ton, un fichier.
Un produit financier
D'la blockhain intégré
Qui n'sert qu'à spéculer.
Mais c'ui qui m'a acheté
Il voulait une idée.
Au cours du beau mois de juin
L'élève me trouve sur son chemin.
Détesté, je suis pourtant le moyen
De juger les mérites de chacun.
Avec le chiendent, le chardon,
Comme toujours, nous repousserons,
Et les jardiniers nous maudirons
Mon rythme bat,
Mes mots frappent.
La vie j'la
Vois comma aç :
Drogues, bandes, rapts,
Fric, flouze, cash
Donné par un médecin,
J'entre dans le corps humain,
Le rend malade à dessein,
Pour qu'il soit plus fort demain.
Il a plu avant l'aurore
Et de la terre, de tous ses pores,
Mon odeur s'échappe encore.
Dans le cloud j'stocke ton look
Ton visage et ta coupe.
Toi tu danses, t'aimes le zouk.
Tu manges bio, tu es scout.
C'est mon job : je t'écoute.
Tous ceux qui furent hier
Des figures altières
Se retrouvent en terre
À dormir sous mes pierres.
Nous sommes un défi quand l'artiste au crayon
Représente la lumière dont toujours nous luirons.
Dans les magasins, les regards nous balaierons.
De l'immense à l'infime, de la Terre au prion
La moitié du diamètre, de la science un maillon.
Mes histoires vous délivrent
Et mes récits vous enivrent.
À chaque page je vous livre
Une aventure sans calibre.
Sur la route en toutes saisons
J'accomplis ma mission :
J'emporte ma cargaison
Jusqu'à sa destination.