Que mon âme ordonne
Mais mon cœur n'écoute que ce
Que l'amour me donne.
Étanche, mon âme erre
Seule, sous les eaux de la mer.
Vide. Tout m'indiffère.
Les haïkus sont des poèmes de 3 vers, dont le premier
fait 5 pieds, le second 7 et le troisième 5. Pour plus de détails ou
d'exemple : http://fr.wikipedia.org/wiki/Haiku
vendredi 26 juillet 2013
mardi 23 juillet 2013
Lavoisier
Quand Lavoisier, riche héritier, devient fermier
C'est aux impôts qu'il est entré. C'est le métier
Le plus rentable qu'on puisse trouver. Ferme générale,
Rente assurée et grosse fortune sans s'donner d'mal.
Mais son argent il l'utilise d'étrange façon.
En homme savant, lui il dépense toutes ses finances
Pour faire construire ce bel outil : une grande balance.
C'est la plus grande et la meilleure, la plus précise
Qui fut jamais construite en France. Il réalise
De grandes mesures pour mieux comprendre les réactions.
Lorsque l'on brûle des combustibles, les cendres sont
Plus légères que les réactifs. Mais alors l'air
S'est alourdi. Quand Lavoisier le considère
Une idée neuve en son esprit naît et prend forme.
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."
Mais un beau jour, le monde change. Révolution !
Et pour marquer ce grand changement la destruction
De l'ancien monde est amorcée. On assassine
Ceux qui s'opposent au nouvel ordre. On guillotine
Les nobles trop riches. Et tout ceci fit qu'au final*
À son jugement on déclara, avis brutal :
"La République n'a pas besoin de savants."
Lavoisier fut guillotiné sur le champ.
*Jean-Baptiste Coffinhal (7 novembre 1762 - 18 thermidor an II) membre du Tribunal révolutionnaire.
C'est aux impôts qu'il est entré. C'est le métier
Le plus rentable qu'on puisse trouver. Ferme générale,
Rente assurée et grosse fortune sans s'donner d'mal.
Mais son argent il l'utilise d'étrange façon.
En homme savant, lui il dépense toutes ses finances
Pour faire construire ce bel outil : une grande balance.
C'est la plus grande et la meilleure, la plus précise
Qui fut jamais construite en France. Il réalise
De grandes mesures pour mieux comprendre les réactions.
Lorsque l'on brûle des combustibles, les cendres sont
Plus légères que les réactifs. Mais alors l'air
S'est alourdi. Quand Lavoisier le considère
Une idée neuve en son esprit naît et prend forme.
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."
Mais un beau jour, le monde change. Révolution !
Et pour marquer ce grand changement la destruction
De l'ancien monde est amorcée. On assassine
Ceux qui s'opposent au nouvel ordre. On guillotine
Les nobles trop riches. Et tout ceci fit qu'au final*
À son jugement on déclara, avis brutal :
"La République n'a pas besoin de savants."
Lavoisier fut guillotiné sur le champ.
*Jean-Baptiste Coffinhal (7 novembre 1762 - 18 thermidor an II) membre du Tribunal révolutionnaire.
lundi 8 juillet 2013
Quatre saisons
C'est un manteau épais, acheté pour l'hiver,
L'extérieur en fourrure, et en soie le revers.
Durant trois mois porté pour des usages divers
Il fut fort délaissé quand les arbres devinrent verts.
Rangé dans un placard au ménage de printemps
Enfermé en carton lors d'un déménagement,
Il est dans une cave rangé temporairement.
On ne le trouve plus et on l'oublie longtemps.
Si on l'a bien cherché, à la fin de l'été,
La carton dans la cave l'a trop dissimulé
Et c'est un remplaçant, aussitôt acheté
Qui pour faire face au froid fut bien vite enfilé.
Et des années plus tard, en un nouvel automne,
On cherche à occuper une journée bien morne.
On vide des cartons et les trouvailles étonnent
Nous rappellent d'anciens temps que nos souvenirs écornent.
L'extérieur en fourrure, et en soie le revers.
Durant trois mois porté pour des usages divers
Il fut fort délaissé quand les arbres devinrent verts.
Rangé dans un placard au ménage de printemps
Enfermé en carton lors d'un déménagement,
Il est dans une cave rangé temporairement.
On ne le trouve plus et on l'oublie longtemps.
Si on l'a bien cherché, à la fin de l'été,
La carton dans la cave l'a trop dissimulé
Et c'est un remplaçant, aussitôt acheté
Qui pour faire face au froid fut bien vite enfilé.
Et des années plus tard, en un nouvel automne,
On cherche à occuper une journée bien morne.
On vide des cartons et les trouvailles étonnent
Nous rappellent d'anciens temps que nos souvenirs écornent.
mercredi 19 juin 2013
Effet Flynn
Entraînés par la grande Facilité des vies,
Futilité des jeux, L'homme un jour oublie de
Feindre de réfléchir.Yétis, demis humains,
Êtres sans intelligence Naissent et meurent en vain.
Triste monde sans esprit Né de votre ignorance.
Pour savoir ce qu'est l'effet Flynn : http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Flynn
Futilité des jeux, L'homme un jour oublie de
Feindre de réfléchir.Yétis, demis humains,
Êtres sans intelligence Naissent et meurent en vain.
Triste monde sans esprit Né de votre ignorance.
Pour savoir ce qu'est l'effet Flynn : http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Flynn
vendredi 14 juin 2013
Présentation V2
J'ai écris le poème "La petite fille aux allumettes" en réponse à un concours organisé sur ce forum :
http://www.forum-poetique.net/forum
Et j'ai aussi modifié mon message de présentation pour me présenter sur ce forum.
Je parle en des langages que ma machine comprend
Mais elle n'est pas très sage, désobéit souvent.
Si à la fin d'une ligne, un point est oublié
Voici le résultat : un bug à corriger.
Je suis encore d'un âge où le monde nous attend
Si mon apprentissage quoique polyvalent
Aux sciences me destine, ce n'est fatalité.
Les lettres ne sont pas un domaine réservé.
http://www.forum-poetique.net/forum
Et j'ai aussi modifié mon message de présentation pour me présenter sur ce forum.
Je parle en des langages que ma machine comprend
Mais elle n'est pas très sage, désobéit souvent.
Si à la fin d'une ligne, un point est oublié
Voici le résultat : un bug à corriger.
Je suis encore d'un âge où le monde nous attend
Si mon apprentissage quoique polyvalent
Aux sciences me destine, ce n'est fatalité.
Les lettres ne sont pas un domaine réservé.
lundi 10 juin 2013
La petite fille aux allumettes
C'est l'hiver, une enfant va vendre des allumettes.
Il fait froid, il fait nuit et personne ne s'arrête.
Épuisée elle trébuche, tombe assise contre un mur.
Dans ses oreilles le vent souffle un constant murmure
Et autour d'elle la neige forme une sépulture.
Elle gratte une allumette et la flamme lui rappelle
Qu'en cette nuit de Saint Jean la vie était si belle.
C'était l'été dernier. Le feu brûle tellement fort
Et les jours sont si longs ! Dans les champs le blé dore
Et les arbres sont chargés de ces fruits qu'elle adore.
Puis l'allumette s'éteint. Est-ce déjà l'automne ?
De la ferme on les chasse, et elle, elle s'étonne.
La récolte est finie, ils sont bouches inutiles
Et donc s'en vont en ville, elle est toute sa famille.
Dans le froid de l'hiver, la vie n'est pas facile.
Une deuxième allumette. Le feu de la Saint Jean
Brille devant ses yeux jusqu'à l'éblouissement.
Un fruit tombe d'un panier, au sol, il rebondi.
La musique et les chants l'ont un peu étourdie
Doucement elle s'endort, elle est au paradis.
Il fait froid, il fait nuit et personne ne s'arrête.
Épuisée elle trébuche, tombe assise contre un mur.
Dans ses oreilles le vent souffle un constant murmure
Et autour d'elle la neige forme une sépulture.
Elle gratte une allumette et la flamme lui rappelle
Qu'en cette nuit de Saint Jean la vie était si belle.
C'était l'été dernier. Le feu brûle tellement fort
Et les jours sont si longs ! Dans les champs le blé dore
Et les arbres sont chargés de ces fruits qu'elle adore.
Puis l'allumette s'éteint. Est-ce déjà l'automne ?
De la ferme on les chasse, et elle, elle s'étonne.
La récolte est finie, ils sont bouches inutiles
Et donc s'en vont en ville, elle est toute sa famille.
Dans le froid de l'hiver, la vie n'est pas facile.
Une deuxième allumette. Le feu de la Saint Jean
Brille devant ses yeux jusqu'à l'éblouissement.
Un fruit tombe d'un panier, au sol, il rebondi.
La musique et les chants l'ont un peu étourdie
Doucement elle s'endort, elle est au paradis.
vendredi 7 juin 2013
Go
Assis face au goban, voilà les adversaires
Et ils font nigiri, noir joue la première pierre.
Un spectateur regarde et note sur un kifu.
Chacun prend un hoshi, suivi d'un komoku,
Complètent le shimari et ils jouent un tobi.
Les 4 coins sont pris et tout le fuseki
Se déroule tranquillement : ils jouent les josekis.
Noir a plus d'influence, et blanc de territoire.
Et c'est alors que blanc, pour empiéter sur noir
Sortit en kosumi vers le moyo adverse.
Noir désire l'arrêter et joue un kikashi,
Blanc l'ignore d'un tsuke et noir alors traverse
Le pauvre mur de blanc, qui répond d'un nobi
Afin de l'arrêter. Noir grignote du terrain,
Mais son moyo est faible. Leur sort est incertain.
Et puis vient le yose. Noir est alors sente,
Mais blanc mène légèrement. Noir peut-il rattraper ?
La partie est finie, on s'apprête à compter
Et rend les prisonnier. Jigo, égalité.
Pour ceux qui ne connaissent pas le go : http://www.gokgs.com/tutorial/
Pour ceux qui connaissent le go, mais ont un peu de mal avec le vocabulaire : http://lorl.free.fr/golexi.htm
Et ils font nigiri, noir joue la première pierre.
Un spectateur regarde et note sur un kifu.
Chacun prend un hoshi, suivi d'un komoku,
Complètent le shimari et ils jouent un tobi.
Les 4 coins sont pris et tout le fuseki
Se déroule tranquillement : ils jouent les josekis.
Noir a plus d'influence, et blanc de territoire.
Et c'est alors que blanc, pour empiéter sur noir
Sortit en kosumi vers le moyo adverse.
Noir désire l'arrêter et joue un kikashi,
Blanc l'ignore d'un tsuke et noir alors traverse
Le pauvre mur de blanc, qui répond d'un nobi
Afin de l'arrêter. Noir grignote du terrain,
Mais son moyo est faible. Leur sort est incertain.
Et puis vient le yose. Noir est alors sente,
Mais blanc mène légèrement. Noir peut-il rattraper ?
La partie est finie, on s'apprête à compter
Et rend les prisonnier. Jigo, égalité.
Pour ceux qui ne connaissent pas le go : http://www.gokgs.com/tutorial/
Pour ceux qui connaissent le go, mais ont un peu de mal avec le vocabulaire : http://lorl.free.fr/golexi.htm
French Poetry
I'm French and I will write a French poem for you.
I've grown in that rhythm I came accustomed to,
And I would like to share this melody with you.
What I cannot translate, I still can write anew.
I still have in my mind this terrible image,
When poetry was young, written on a blank page :
Villon hangs in a tree, his eyes are pecked by crows.
He asks the spectators : "Can you grace me somehow ?"
Looking in a mirror I hear this tiny voice :
"You will grow old some day, and wilt as a flower.
What will remain of you is what they remember.
I'll write that I loved you, but you left me no choice."
Yet from these times long gone, the memory is lost,
But still some words will stay, for ever repeated,
And names that never die, for all they have achieved.
Poets tell of their deeds, and we honour them most.
Ganelon hates Roland, plots with the enemy.
Roland in the rear guard sees opponent army.
He calls for Charlemagne, blows the horn mightily
To warn his commander, he died blowing strongly.
Sailors have long travelled, how many did come back ?
Hugo watches the sea, thinks of all the wreckages
That our long history have seen along the ages.
The widows, the parents, feel their hearts turning black.
They cry for the lost ones, and step into their graves.
And Hugo himself cries, his daughter’s life was brief.
Who can best tell of pain, but him who knew the grief
Of losing a loved child to some capricious waves ?
The poets' words are dark, and they're full of shadows.
Their beauty brings us joy, their meaning brings sorrows.
The poets' souls remain as their words are spoken.
French poets speak English, they will be forgotten.
I've grown in that rhythm I came accustomed to,
And I would like to share this melody with you.
What I cannot translate, I still can write anew.
I still have in my mind this terrible image,
When poetry was young, written on a blank page :
Villon hangs in a tree, his eyes are pecked by crows.
He asks the spectators : "Can you grace me somehow ?"
Looking in a mirror I hear this tiny voice :
"You will grow old some day, and wilt as a flower.
What will remain of you is what they remember.
I'll write that I loved you, but you left me no choice."
Yet from these times long gone, the memory is lost,
But still some words will stay, for ever repeated,
And names that never die, for all they have achieved.
Poets tell of their deeds, and we honour them most.
Ganelon hates Roland, plots with the enemy.
Roland in the rear guard sees opponent army.
He calls for Charlemagne, blows the horn mightily
To warn his commander, he died blowing strongly.
Sailors have long travelled, how many did come back ?
Hugo watches the sea, thinks of all the wreckages
That our long history have seen along the ages.
The widows, the parents, feel their hearts turning black.
They cry for the lost ones, and step into their graves.
And Hugo himself cries, his daughter’s life was brief.
Who can best tell of pain, but him who knew the grief
Of losing a loved child to some capricious waves ?
The poets' words are dark, and they're full of shadows.
Their beauty brings us joy, their meaning brings sorrows.
The poets' souls remain as their words are spoken.
French poets speak English, they will be forgotten.
vendredi 24 mai 2013
6 mots pour une vie
C'est un exercice assez classique : raconter une histoire en 6 mots.
Vous en trouverez des exemples là :
http://www.vosecrits.com/t8677-ecrire-une-histoire-en-6-mots-hemingway-power
et là :
http://6mots.net/
Il y a quelques années, quand j'étais encore étudiante, l'exercice avait été proposé en classe. Je ne sais plus si ceux-ci sont de moi ou de quelqu'un d'autres, mais ils m'avaient bien plus :
Dragon tué, princesse sauvée, mariage célébré.
Princesse tuée, dragon sauvé, mariage annulé.
En voici de nouveaux, que j'ai écris récemment :
Bourgeon au printemps, fané en automne.
Tout doucement la montagne s'érode.
Né par hasard, mort par accident.
Voleur par hasard, pendu par accident.
Fabriqué, emballé, expédié, déballé, utilisé, jeté.
Regarde passer les trains sans arrêt.
L'anneau fut forgé, puis détruit.
Un code sans bugs, ni fonctionnalités.
Corée du Nord : grandeur, prolétariat, et .
Ni temps ni histoire, pauvre lumière.
Vous en trouverez des exemples là :
http://www.vosecrits.com/t8677-ecrire-une-histoire-en-6-mots-hemingway-power
et là :
http://6mots.net/
Il y a quelques années, quand j'étais encore étudiante, l'exercice avait été proposé en classe. Je ne sais plus si ceux-ci sont de moi ou de quelqu'un d'autres, mais ils m'avaient bien plus :
Dragon tué, princesse sauvée, mariage célébré.
Princesse tuée, dragon sauvé, mariage annulé.
En voici de nouveaux, que j'ai écris récemment :
Bourgeon au printemps, fané en automne.
Tout doucement la montagne s'érode.
Né par hasard, mort par accident.
Voleur par hasard, pendu par accident.
Fabriqué, emballé, expédié, déballé, utilisé, jeté.
Regarde passer les trains sans arrêt.
L'anneau fut forgé, puis détruit.
Un code sans bugs, ni fonctionnalités.
Corée du Nord : grandeur, prolétariat, et .
Ni temps ni histoire, pauvre lumière.
jeudi 9 mai 2013
Tétris
Si
Les blocs tombent
Un par un
Sans arrêt
C'est que tu
Joues encore à Tétris.
Les
Blocs tombent
Et tu les
Empilent
Attention
Mets les bien
Ou tu perdras.
Les
Lignes montent
Et c'est un
Grand succès
Chaqu' fois qu'tu
En envoies une aux abysses.
Mais
Si tu crois
Que tu vas
Gagner
Sache le bien
À la fin
Le jeu vaincra.
À lire sur la musique de Tétris
Les blocs tombent
Un par un
Sans arrêt
C'est que tu
Joues encore à Tétris.
Les
Blocs tombent
Et tu les
Empilent
Attention
Mets les bien
Ou tu perdras.
Les
Lignes montent
Et c'est un
Grand succès
Chaqu' fois qu'tu
En envoies une aux abysses.
Mais
Si tu crois
Que tu vas
Gagner
Sache le bien
À la fin
Le jeu vaincra.
À lire sur la musique de Tétris
mardi 7 mai 2013
Zelda
C'est en Hyrule
Que vit Zelda.
Les libellules
Y volent au pas.
Tout est paisible
Calme et tranquille.
Link s'y ennuie
Et son épée
Si peu servit
Qu'elle s'est rouillée,
Car le héro
Est au repos.
Et la princesse
Dans un mirroir
Admire sans cesse
Ses beaux cils noirs.
Un invité
Indésiré
Survient. Ganon
Et ses valets
Unis canonnent
Le beau palais.
Zelda s'ammène.
Ganon l'emmène.
Quand Link arrive
Il est trop tard.
Zelda captive
Ganon repart.
Link va chercher
Une autre épée.
Dans tout Hyrule,
Il cherche. Enfin
Les libellules
Montrent le chemin.
Et Link s'équipe
D'objets magiques.
Traverse les mers
Ocarina
Et porte moi vers
Ma chère Zelda
Ganon servant
Un boss l'attend.
Des coups d'épée,
Attaques magiques,
Armes enchantées,
Sorts maléfiques,
Tout pour occire
L'infâme sbire.
Link et Ganon
Au duel final
Ensemble entonnent
Un chant fatal.
Les bottes raclent,
Les épées claquent.
Zelda paraît
Et Link vainqueur
Rentre au palais
Où un festin,
Célèbre la fin
De cette histoire.
Que vit Zelda.
Les libellules
Y volent au pas.
Tout est paisible
Calme et tranquille.
Link s'y ennuie
Et son épée
Si peu servit
Qu'elle s'est rouillée,
Car le héro
Est au repos.
Et la princesse
Dans un mirroir
Admire sans cesse
Ses beaux cils noirs.
Un invité
Indésiré
Survient. Ganon
Et ses valets
Unis canonnent
Le beau palais.
Zelda s'ammène.
Ganon l'emmène.
Quand Link arrive
Il est trop tard.
Zelda captive
Ganon repart.
Link va chercher
Une autre épée.
Dans tout Hyrule,
Il cherche. Enfin
Les libellules
Montrent le chemin.
Et Link s'équipe
D'objets magiques.
Traverse les mers
Ocarina
Et porte moi vers
Ma chère Zelda
Ganon servant
Un boss l'attend.
Des coups d'épée,
Attaques magiques,
Armes enchantées,
Sorts maléfiques,
Tout pour occire
L'infâme sbire.
Link et Ganon
Au duel final
Ensemble entonnent
Un chant fatal.
Les bottes raclent,
Les épées claquent.
Zelda paraît
Et Link vainqueur
Rentre au palais
Où un festin,
Célèbre la fin
De cette histoire.
Boucle for
Programmer
Ou rimer,
Choisissez.
C'est récurent
Comme un refrain
Qui nous revient
Perpétuellement.
Puis l'on incrémente,
Les indices augmentent.
Et voilà en prime
Que soudain la rime
Devient suffisante.
Poème itératif,
Dont strophes incrémentales
Et sans superlatif,
Vers expérimental.
Là c'est définitif
L'indice est maximal.
Ou rimer,
Choisissez.
C'est récurent
Comme un refrain
Qui nous revient
Perpétuellement.
Puis l'on incrémente,
Les indices augmentent.
Et voilà en prime
Que soudain la rime
Devient suffisante.
Poème itératif,
Dont strophes incrémentales
Et sans superlatif,
Vers expérimental.
Là c'est définitif
L'indice est maximal.
mercredi 1 mai 2013
La Magie du Monde Moderne
Quand tu le branches, un écran noir
Persiste et toute l'électronique
Te semble encore si maléfique.
Tout plante et toi, tu pers espoir.
C'est certainement magique,
Ça dépasse la logique.
Comment cela fonctionne t-il ?
Cette question parait futile.
Tape au clavier, sur les bontons.
Cliques donc ici, pose pas d'questions.
C'est simplement pratique.
Appliques la technique.
Comment la Terre tourne t-elle ? Pourquoi le ciel est bleu ?
Pourquoi la pomme tombe-t-elle ? Le monde est mystérieux.
Et les ordinateurs ne te rendent pas curieux.
S'ils fonctionnent c'est assez pour te rendre bien heureux.
Ne cherche pas ça complique.
Ça marche c'est fantastique.
C'est l'électricité qui le fait fonctionner.
Les portes logiques sont là, toutes bien alignées,
L'électron les traverse, et elle y réagissent,
En créant un courant qui depuis la porte glisse.
Les composants physiques
Forment l'électronique.
Et comme des dominos, un à un entraînés,
Toutes les portes se suivent, et une action donnée
Entraîne sa réaction. Mais quelles sont ces actions?
Dans mon ordinateur, il y a un processeur.
L’enchaînement mécanique
Est parfaitement logique.
Le processeur toujours fait les mêmes actions.
Il lit dans la mémoire une première instruction.
Puis il l'exécute, et il lit la suivante.
Semblable à une horloge, doucement il avance.
C'est donc systématique,
Et n'a rien de mystique.
Les instructions qu'il lit ensemble forment des programmes.
Elles lui disent quoi faire, qu'afficher, que soustraire,
Que lire sur les réseaux. Et surtout, c'est le drame,
Elles lui disent quand changer, réécrire sa mémoire.
Mais c'est automatique
Il suffit que je clique.
Les instructions écrivent de nouvelles instructions.
Elles lisent sur les réseaux des programmes nouveaux,
Les copient en mémoire, en demandent l'exécution.
Et notre processeur, les lira aussitôt.
Mais c'est comme la musique,
Quoi que peu mélodique.
Le processeur en somme est comme un simple piano
Dont les touches seraient de lire les instructions
Et dont notre programme forme la partition.
Le système est fort simple, mais n'en est que plus beau.
Persiste et toute l'électronique
Te semble encore si maléfique.
Tout plante et toi, tu pers espoir.
C'est certainement magique,
Ça dépasse la logique.
Comment cela fonctionne t-il ?
Cette question parait futile.
Tape au clavier, sur les bontons.
Cliques donc ici, pose pas d'questions.
C'est simplement pratique.
Appliques la technique.
Comment la Terre tourne t-elle ? Pourquoi le ciel est bleu ?
Pourquoi la pomme tombe-t-elle ? Le monde est mystérieux.
Et les ordinateurs ne te rendent pas curieux.
S'ils fonctionnent c'est assez pour te rendre bien heureux.
Ne cherche pas ça complique.
Ça marche c'est fantastique.
C'est l'électricité qui le fait fonctionner.
Les portes logiques sont là, toutes bien alignées,
L'électron les traverse, et elle y réagissent,
En créant un courant qui depuis la porte glisse.
Les composants physiques
Forment l'électronique.
Et comme des dominos, un à un entraînés,
Toutes les portes se suivent, et une action donnée
Entraîne sa réaction. Mais quelles sont ces actions?
Dans mon ordinateur, il y a un processeur.
L’enchaînement mécanique
Est parfaitement logique.
Le processeur toujours fait les mêmes actions.
Il lit dans la mémoire une première instruction.
Puis il l'exécute, et il lit la suivante.
Semblable à une horloge, doucement il avance.
C'est donc systématique,
Et n'a rien de mystique.
Les instructions qu'il lit ensemble forment des programmes.
Elles lui disent quoi faire, qu'afficher, que soustraire,
Que lire sur les réseaux. Et surtout, c'est le drame,
Elles lui disent quand changer, réécrire sa mémoire.
Mais c'est automatique
Il suffit que je clique.
Les instructions écrivent de nouvelles instructions.
Elles lisent sur les réseaux des programmes nouveaux,
Les copient en mémoire, en demandent l'exécution.
Et notre processeur, les lira aussitôt.
Mais c'est comme la musique,
Quoi que peu mélodique.
Le processeur en somme est comme un simple piano
Dont les touches seraient de lire les instructions
Et dont notre programme forme la partition.
Le système est fort simple, mais n'en est que plus beau.
lundi 8 avril 2013
Reconnaissance vocale (suite)
| |||
Orthographe futile. Économise les lettres.
Or, taux, graphes, fûts, îles, l'économie scelle l'être.
Or, taux, graphes, fûts, îles, l'économie scelle l'être.
mardi 2 avril 2013
Reconnaissance vocale
De nombreux développeurs essaient aujourd'hui de retranscrire par écrit ce qui est dicté par l'utilisateur. Les humains utilisent le contexte et l'intonation pour distinguer les homonymes, mais les logiciels éprouvent pour le moment plus de difficultés à le faire.
Le langage SMS a une certaine popularité : écrire à peu près comme ça se prononce semble bien suffisant pour que l'on puisse comprendre tout texte sans ambiguïté.
Ce poème vise à réunir les pires difficultés pour les logiciels de reconnaissance vocale, mais il est assez peu réussi.
Je vous recommande ceux-ci, qui sont bien meilleurs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Holorimes
Cils et nez parent mon visage
Je les admire en due forme.
Décidée j'(a)ère le tour.
Si l’aîné, par monts et villages,
Gelé, a demi rendu, forme
Des idées de retour.
et un deuxième pour la route :
La mère t'humilie. Mité par le déshonneur, tu dessines un plan théorique. Honnissant cris, sang, or et flammes démoniaques, tu (ne) les y ménage guère.
L'amertume illimité parle des honneurs tus*. Des signes implantés hors icône hissent en crissant l'oriflamme des maux honnis. Ah ! Que tu les y menais naguère !
*du verbe taire, forme passive
Le langage SMS a une certaine popularité : écrire à peu près comme ça se prononce semble bien suffisant pour que l'on puisse comprendre tout texte sans ambiguïté.
Ce poème vise à réunir les pires difficultés pour les logiciels de reconnaissance vocale, mais il est assez peu réussi.
Je vous recommande ceux-ci, qui sont bien meilleurs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Holorimes
Cils et nez parent mon visage
Je les admire en due forme.
Décidée j'(a)ère le tour.
Si l’aîné, par monts et villages,
Gelé, a demi rendu, forme
Des idées de retour.
et un deuxième pour la route :
La mère t'humilie. Mité par le déshonneur, tu dessines un plan théorique. Honnissant cris, sang, or et flammes démoniaques, tu (ne) les y ménage guère.
L'amertume illimité parle des honneurs tus*. Des signes implantés hors icône hissent en crissant l'oriflamme des maux honnis. Ah ! Que tu les y menais naguère !
*du verbe taire, forme passive
dimanche 10 mars 2013
Poésie contemporaine
J'me connecte
sur Facebook.
Y a un mec
qu'a un look
bien canon
bien roulé.
J'le MP
y'm répond :
"T'es qui toi ?"
Énervée
j'lui renvoie
ma photo,
mon CV.
Le goujat
rétorqua :
"Qu'est c'est qu'ça ?
La photo,
trafiquée.
Le CV
mensongé.
Désolé,
les mythos
moi j'les bloque
aussitôt."
sur Facebook.
Y a un mec
qu'a un look
bien canon
bien roulé.
J'le MP
y'm répond :
"T'es qui toi ?"
Énervée
j'lui renvoie
ma photo,
mon CV.
Le goujat
rétorqua :
"Qu'est c'est qu'ça ?
La photo,
trafiquée.
Le CV
mensongé.
Désolé,
les mythos
moi j'les bloque
aussitôt."
vendredi 1 mars 2013
Les objets sont muets, mais sont-ils insensibles ?
Leurs peines sont-elles moindres car elles sont indicibles ?
Toi qui ne parle pas recèles-tu quelque histoire
Qui ce soit déroulée en ta longue vie d'armoire ?
Par un beau jour, un menuisier
À son ouvrage s'est attelé.
Il t'a sculptée à son image
Droite et robuste, un grand coffrage.
Dans la chambre à coucher tu es longtemps restée
Gardant en tes entrailles vestes, chemises, pantalons
Ainsi que l'attirail des maîtres de maison
Sur tes grandes étagères soigneusement plié.
Le temps passe et point ne s'arrête.
Les grands enfants s'en vont en ville.
Les vieux parents partent en retraite.
La maison devient inutile.
On jette beaucoup de meubles et on en vend certains.
Et toi donc, vieille armoire, quel sera ton destin ?
Dehors, abandonnée, tes vieux gonds tout gelés
Tu rêves d'une maison pour les meubles d'occasion.
jeudi 31 janvier 2013
Retour à Ithaque
Sur le rivage
échoué
De la guerre il
revient
Pour voir sa femme
enfin
Se déguise en
mendiant
Ses vêtements sont
troués
C'est une idée
cynique
Que d'écouter
la clique
Des prétendants
iniques
À un mariage
tragique
On prépare une
épreuve
Celui qui fait
ses preuves
Consolera
la veuve
Par une idée
funeste
Ulysse prend part
au test
Le titre on lui
conteste
Tous il les tue
sans reste
échoué
De la guerre il
revient
Pour voir sa femme
enfin
Se déguise en
mendiant
Ses vêtements sont
troués
C'est une idée
cynique
Que d'écouter
la clique
Des prétendants
iniques
À un mariage
tragique
On prépare une
épreuve
Celui qui fait
ses preuves
Consolera
la veuve
Par une idée
funeste
Ulysse prend part
au test
Le titre on lui
conteste
Tous il les tue
sans reste
dimanche 6 janvier 2013
Sonnet en x
Connaissez vous ce sonnet de Stéphane Mallarmé ?
Mallarmé choisit des rimes en -yx et en -or, ainsi qu'un vocabulaire complexe.Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
Stéphane Mallarmé
J'ai écrit un sonnet utilisant les mêmes rimes, et un vocabulaire plus simple.
J'avais prévu de compter une histoire, mais les rimes et les vers en ont décidé autrement, et le propos de ce poème n'est pas du tout ce que je comptais y mettre.
Il nous faudrait jouer, c'est là une idée fixe.
Flûte, viole, guitare, cymbale, formons un quatuor
Pour que tes partitions, compositeur prolixe
Parviennent au public sous une forme sonore.
Célébrité et gloire ! Doux meubles en onyx !
De toute vanité vous êtes le décor
Et des inimitiés vous n'êtes que le préfixe
Portant dans vos sillages des présages de mort.
Faux amis, belles familles, tous s'inquiètent du sort
De celui qui possède trop grande quantité d'or.
Menteurs et hypocrites t'entraînent dans des rixes.
Pour les fuir tous, choisis : drogues, violences ou mort.
Mais il nous est facile de rester loin du Styx :
Ne deviens pas célèbre, ton silence nous honore.
samedi 5 janvier 2013
Castillon-les-Sables
Un beau soleil se lève à Castillon-les-Sables
Mais en ce beau matin la nature implacable
De notre belle nation verra la destruction.
Le soleil nous réchauffe et la mer se rapproche
Pus la première vague frappe nos belles murailles
Chacun tremble au château. Quel espoir reste-t-il ?
La mer est la plus forte, même un château sans faille
Entouré par les flots ne fera pas une île.
Une vague gigantesque s’abat sur nos murailles.
Le mur tient, tout va bien, et puis le flot repart
Et emmène avec lui des grains de sables éparts
Chaque vague prend son tribut, la muraille faiblit.
Un pan du mur cède, et les machicoulis
S’effondrent dans les eaux que le reflux emportent.
Et la prochaine vague, par dessus les remparts,
S’abat sur les chatelins, les jeunes comme les vieillards.
La cour est inondée et les flots déchaînés
Nous ballotent en tout sens, malgré nous entraînés.
La vague vient, elle s’abat, elle repart.
On craint quand la vague monte, on crie quand elle descend.
A chaque reflux il en est que le flot emmène.
A quoi bon résister ? Le combat est perdu.
Contre nous pauvres hères la mer se déchaîne,
Nos murs sont un fantôme et Castillon n’est plus.
Mais en ce beau matin la nature implacable
De notre belle nation verra la destruction.
Le soleil nous réchauffe et la mer se rapproche
Pus la première vague frappe nos belles murailles
Chacun tremble au château. Quel espoir reste-t-il ?
La mer est la plus forte, même un château sans faille
Entouré par les flots ne fera pas une île.
Une vague gigantesque s’abat sur nos murailles.
Le mur tient, tout va bien, et puis le flot repart
Et emmène avec lui des grains de sables éparts
Chaque vague prend son tribut, la muraille faiblit.
Un pan du mur cède, et les machicoulis
S’effondrent dans les eaux que le reflux emportent.
Et la prochaine vague, par dessus les remparts,
S’abat sur les chatelins, les jeunes comme les vieillards.
La cour est inondée et les flots déchaînés
Nous ballotent en tout sens, malgré nous entraînés.
La vague vient, elle s’abat, elle repart.
On craint quand la vague monte, on crie quand elle descend.
A chaque reflux il en est que le flot emmène.
A quoi bon résister ? Le combat est perdu.
Contre nous pauvres hères la mer se déchaîne,
Nos murs sont un fantôme et Castillon n’est plus.
Le Train
Maintes
Secousses
Sans cesse
Agitent
Le train.
Et l'on
Voyage
Toujours
Au rythme
De ce
Refrain.
Secousses
Sans cesse
Agitent
Le train.
Et l'on
Voyage
Toujours
Au rythme
De ce
Refrain.
Présentation
Je reviens d'un voyage, au nord évidement
Mais point de paysages couverts d'un manteau blanc.
Helsinki et Tallinn en Novembre visitées
Ont de forts doux climats tout à fait tempérés.
Je parle en des langages que ma machine comprend
Mais elle n'est pas très sage, désobéit souvent.
Si à la fin d'une ligne, un point est oublié
Voici le résultat : un bug à corriger.
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