samedi 29 mai 2021

Devinette (24)

 L'atmosphère m'enveloppe.

Je suis dans l'air, je flotte. 

J'erre, avance, tournicote

Et frappe mes isotopes.

vendredi 28 mai 2021

Devinette (23)

 Je n'vaut rien, c'est acté.

J'suis un j'ton, un fichier.

Un produit financier 

D'la blockhain intégré

Qui n'sert qu'à spéculer.

Mais c'ui qui m'a acheté

Il voulait une idée.

jeudi 27 mai 2021

Devinette (22)

 Au cours du beau mois de juin

L'élève me trouve sur son chemin.

Détesté, je suis pourtant le moyen

De juger les mérites de chacun. 

mercredi 26 mai 2021

Devinette (21)

 Avec le chiendent, le chardon,

Comme toujours, nous repousserons,

Et les jardiniers nous maudirons

mardi 25 mai 2021

Devinette (20)

 Mon rythme bat,

Mes mots frappent.

La vie j'la

Vois comma aç :

Drogues, bandes, rapts,

Fric, flouze, cash

lundi 24 mai 2021

Devinette (19)

 Donné par un médecin,

J'entre dans le corps humain,

Le rend malade à dessein,

Pour qu'il soit plus fort demain.

Devinette vocabulaire (3)

 Il a plu avant l'aurore

Et de la terre, de tous ses pores,

Mon odeur s'échappe encore. 

samedi 22 mai 2021

vendredi 21 mai 2021

jeudi 20 mai 2021

Devinette (16)

 Dans le cloud j'stocke ton look

Ton visage et ta coupe.

Toi tu danses, t'aimes le zouk.

Tu manges bio, tu es scout.

C'est mon job : je t'écoute.

mercredi 19 mai 2021

mardi 18 mai 2021

lundi 17 mai 2021

Devinette (13)

 Tous ceux qui furent hier

Des figures altières 

Se retrouvent en terre

À dormir sous mes pierres.

mercredi 12 mai 2021

devinette (12)

 Nous sommes un défi quand l'artiste au crayon

Représente la lumière dont toujours nous luirons. 

Dans les magasins, les regards nous balaierons. 

De l'immense à l'infime, de la Terre au prion

La moitié du diamètre, de la science un maillon. 

lundi 10 mai 2021

devinette (11)

 Mes histoires vous délivrent 

Et mes récits vous enivrent.

À chaque page je vous livre

Une aventure sans calibre.

dimanche 9 mai 2021

jeudi 6 mai 2021

devinette (9)

 Sur la route en toutes saisons

J'accomplis ma mission :

J'emporte ma cargaison

Jusqu'à sa destination.

samedi 9 novembre 2013

Haïku - Sur la lune

Point d'atmosphère sur la lune,
L'astronaute léger
Emporte son air avec lui.

Nuit tranquille sur la plage

Une nuit, un bruit de vagues parvint à ses oreilles.
La marée était basse, doucement l'enfant s'éveille
Et s'en va sur la plage chercher des coquillages.

Il emmène une lampe pour éclairer ses pas
Et cherche sur les rochers des coques en bon état
Parmi les algues vertes. Toute la plage est déserte.

Le sol est inégal, voilà un banc de sable
Qui monte très légèrement et, c'est inéluctable,
L'eau vient tout doucement pour entourer l'enfant.

Il avance, voit la mer, et rebrousse chemin.
Au bout de quelques pas, il voit l'eau et enfin,
Il s'aperçoit du piège. De toutes parts l'eau l'assiège.

Sa pauvre lampe chétive n'éclaire pas la rive.
Il cherche, il erre en vain, et quand la mer arrive
Elle l'emmène dans ses vagues jusqu'à son palais d'algues.

vendredi 8 novembre 2013

Réalité / Fiction

Rois dans de grands châteaux, Fées au creux des buissons,
Élèves dans les écoles, Ils apprennent la magie, 
Ânes au doux pelage gris, Chimères et griffons
Les livres m'ont tant appris. Toute cette fantaisie
Illumine nos rêves, Imagine nos vies.
Toutes les belles histoires Ont une réalité
Elles marquent nos mémoires, Nos souvenirs des faits.

Récits de vos voyages, Fabulettes illustrées 
Elles illustrent une morale, Ils sont amplifiés.
Aux erreurs voulues, Chiffres exagérés.
Livres de comptes modifiés, Transcrits et magouillés
Il s'ajoute encore, Il faut bien l'avouer
Toutes les fautes de copies, Oublis, inatentions.
Enfin seule la fiction, Ne nous trompe jamais.


Ce poème a participé au concours de poésie Les Adex sur le thème du livre.
http://www.lesadex.com/concours/conc13.html

Devinette (8)

Sous la forêt je dessine
Une toile d'où j'emmagasine
L'eau qui montera jusqu'aux cimes.
Si le carré m'assassine
On me trouve à l'origine.

jeudi 7 novembre 2013

Castillon-les-Sables (2)

Constitué de sable savamment amoncelé, séché par le soleil, sur la plage je t'attend. Lentement, tranquillement, les moments passent. Pas à pas, vague par vague, ton eau s'amasse, s'approche, menace, et sape le sol sous le mur sud. Doucement, l'eau monte. J'aimerais fuir, mais je n'ai jamais pu bouger. Déjà, grain à grain, un par un, mes murs s'érodent. Rien ne pourra me sauver.
Le soleil, silencieux, illumine la scène. Il chauffe le fortin, sèche mes mâchicoulis, durcit le sable et renforce mes murs.
Je suis un château de sable, éphémère fantasme bâti par un enfant qu'engloutit l'océan quand la marée s'élève.
Dès ma conception, je savais ma fin proche. L'eau qui m'a cimenté, l'eau qui remplit mes douves, l'eau qui m'a baptisé est issue de la mer où je vais retourner.
Que n'ai-je pu naître humain, marcher sur mes deux pieds et fuir toutes les marées ?
Les hommes éternels qui, semblables au soleil, chaque soir quittent la plage et chaque matin reviennent ne connaissent pas la peur de la lune qui revient, de la marée qui monte et des minutes qui passent.

lundi 23 septembre 2013

Colère irréfléchie

Moi, je suis la plus belle. Ma belle fille Blanche-Neige
Innocente jeune vierge au visage parfait
Risque un jour de surpasser mes attraits.
Oh miroir dis moi qui est la plus belle ?
Infidèle objet, le miroir rebelle
Reste muet : c'est elle. De rage, je le casse.

Rage, fureur ... frayeur, qu'est ce qui ce passe ?
Imbécile miroir, moi je suis réelle !
Oh miroir ! Je tombe en miettes moi la belle
Reine du monde des contes. N'étais-je qu'un reflet ?
Imbécile souveraine, mon dernier méfait
M'a brisée moi-même, ultime sacrilège.


Ce poème a été écris pour un concours sur le thème "Le Miroir" organisé par la bibliothèque Michel Raimbaud. Les poèmes sélectionnés par le jury sont publiés ici : 
http://www.lechateaudolonne.fr/actualites/632-concours-litteraire-de-la-bibliotheque-michel-raimbaud-un-eblouissant-miroir-d-ecriture.html
jusqu'au 5 octobre.

vendredi 30 août 2013

Poésie conteporaine (2)

V'là l'projet
Ça bosse sec
Premier jet
J'fais les specs.

Y'a d'la d'mande
Des clients.
J'vais leur vendre
C'qu'on attend.

Innovant
Et pratique,
Intrigant,
Fantastique,

J'vois déjà
Les journaux
Parlant d'ça
Comme des pros.

Mon produit
Est parfait.
Sans un pli,
Ça s'vendrait.

J'montre mes specs
Aux techos
Aussi sec
Y'a un os.

"Pas possible"
Et "trop cher"
"Inutile" ...
Rien à faire.

Et pourtant
C'est parfait.
J'ai fait l'plan
Du projet,

J'ai même fait
Un maquette.
Y'a d'l'effet
Ça en jette .

Ça prouve bien
Qu'c'est possible.
Moi ça tient.
C'est facile,

Y'a plus qu'à
Remplacer
Mes Kapla
Par d'l'acier.

vendredi 16 août 2013

Qin Shi Huang, Premier empereur de Chine

Cette comptine a été écrite sur l'air de la comptine pour enfants "Nous n'irons plus au bois
Elle raconte l'histoire du premier empereur de Chine Qin Shi Huang

Autrefois quand encore
Jésus n'étais pas né,
Autrefois quand encore
Rome n'était qu'une cité

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Frappez, parez, la conquête vient des armées.

Quand il avait 13 ans
Il devint roi de Qin
Lü Buwei le régent
Fit prospérer le Qin

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Frappez, parez, la conquête vient des armées.

Quand il eut 22 ans
Le nouveau souverain
Partit en conquérant
Attaquer son voisin.

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Frappez, parez, la conquête vient des armées.

Son armée est nombreuse
Et bien organisée
Des manœuvres tortueuses
Donnent une victoire aisée.

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Tuez, Pillez, égorgez qui vous voulez.

Et quand il eut conquis
Son gigantesque empire
Il fonde une dynastie
Qui fut courte c'est peu dire.

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Tuez, Pillez, égorgez qui vous voulez.

Pour fondre en un pays
Les diverses nations
Qu'ainsi il a conquit
Il fait de grandes actions.

Le souverain de Qin
Conquis toute la Chine.
Frappez, parez, la conquête vient des armées.

À l'union il travaille
D'un peuple si désuni
Il construit une muraille
Qui entoure le pays.

La muraille de Chine
Est encore bien fine.
Pleurez, priez, la mort vient vous enterrer.

Le travail y est dur
Le peuple est exploité
Une seule chose semble sûre :
La mort des ouvriers.

La muraille de Chine
Est encore bien fine.
Pleurez, priez, la mort vient vous enterrer.

Mais soudés par la mort
De mille et mille des leurs
Les ouvriers semblent alors
Bâtir un mur de pleurs.

La muraille de Chine
Est encore bien fine.
Pleurez, priez, la mort vient vous enterrer.

Il impose partout
Une même écriture,
Une même loi pour tous,
Et les mêmes mesures.

Des mesures uniques
Une monnaie unique,
Vendez, Achetez, le pays est unifié.

Pour que les mœurs des gens
Ne soient pas dépravés
Tous les livres anciens
Il les a fait brûler.

Il prend une mesure
Pour que la loi dure.
Brûlez, Cramez, tous les livres détruisez.

Ce roi bien trop puissant
Et un peu sanguinaire,
Une muraille de sang,
Des bûchers littéraires,

Les vaincus en peine
Craignent plus qu'ils n'aiment.
Saluez, souriez, courtisans désabusés.

On a tenté parfois
De le faire remplacer
Et quelques assassinats
Furent bientôt essayés.

Les vaincus en peine
Craignent plus qu'ils n'aiment.
Saluez, souriez, courtisans désabusés.

Il convoque deux savants
Et les envoie chercher
Une herbe qui on l' prétend
Donne l'immortalité

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Ils cherchent dans les bois
Mais ne l'ont pas trouvée
Et le courroux du roi
Ils préfèrent éviter.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Et le courroux du roi
Ils préfèrent éviter.
Ils cherchèrent dans les bois
Puis fuirent à l'étranger.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Le roi est en fureur
De les voir échapper
Et c'est avec horreur
Qu'on le voit ordonner

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Que quatre cent savants
Comme ceux qui ont fugué
Lui soient en remplacement
Bien vite exécutés.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Sur une montagne vivait
Un peuple d'immortels.
Ils ont donc un secret,
Il faut trouver lequel.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Et il fallut d'abord
Construire un escalier
Pour conduire à bon port
L'empereur qui souhaite y aller.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Là-haut sur la montagne
Point d'immortalité
Quand la colère le gagne
L'empereur est vite fâché.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Il fait peindre la montagne
Du rouge de l'infamie,
Mais la fureur l'enflamme
La montagne le défie.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Une montagne rouge ma fois
Ce n'est donc pas assez
Il faut que l'empereur prouve
Qu'il a vraiment gagné.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Et c'est donc ainsi pour
Voir la montagne rasée
Que chaque pierre à son tour
Va être ramassée.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

C'est là un grand chantier
Qu'une montagne raser
Sept cent mille ouvriers
Y ont la vie laissée.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Mais dans sa quête macabre
Il trouva un répit.
Un savant, de cinabre
Des perles lui offrit.

Il s'est mis en tête
D'accomplir cette quête,
Vivez, Mourrez, moi j'aurai l'éternité.

Mais mercure ou cinabre
La magie semble usée
Et un cercueil de marbre
Part vers son mausolée.

Rien ne sert de fuir
Car tu vas mourir.
Riez, Pleurez, à la fin tous vous mourrez.



dimanche 11 août 2013

Devinette - vocabulaire (2)

Si commères et fillettes trouvent ma personne méchante
Je ne suis qu'un produit d'une cité commerçante.
Je veille au bien d'autrui, leurs figues ou leurs rentes.
Si je gagne un procès, une gêne obscure me hante.

mercredi 7 août 2013

Devinette - vocabulaire (1)

Cette devinette est plus difficile que les précédentes car le mot à trouver est moins courant. Je pense que vous devriez vous en sortir quand même. Sinon, n'hésitez pas à demander de l'aide.

Célébré des poètes dont Rostand pris la suite,
S'il aime vous éclairer, le bel astre où j'habite
Cessa d'être peuplé quand l'homme vint en visite,
Et les nuées d'oubli prirent mon être insolite.

mardi 6 août 2013

Devinette (7)

Je suis souvent passagère
Mais ma nature incendiaire
A pu causer quelques guerres.
Je révèle le caractère
De ceux qui me le laissent faire.

Devinette (6)

Je suis un, je suis trois, et bien qu'élémentaire,
Je commis quelques actes au souvenir amer.

dimanche 4 août 2013

Devinette (5)

Créé par des insectes qui approchent du ciel
Me manger peut pourtant être un pêché véniel.