(slam présenté au Petit Ney le 20 juin 2026)
Le dira-t-on ? Oui, j'ose !
Lutte Ouvrière, quand-même, c'est toujours la même chose.
Toujours les mêmes refrains, toujours les mêmes chansons
Qui en toute occasion parlent de révolution.
Ils nous parlent du Capital, livre du 19ème siècle !
Ce vieux bouquin usé parle de boulangers
Qui vendent des pains fabriqués avec de la farine coupée
À la poussière
C'est moins cher.
En ces temps-là, il n'y avait pas
De contrôles qualités
De normes établies
Pour causer des soucis
À qui désire vendre à ceux qui veulent acheter.
C'était le temps de la liberté,
Du capitalisme débridé.
En ce temps là, parfois,
Le smog répandait sur la ville
Une odeur bien vile,
Une poussière de charbon
En crassant les poumons.
Ces jours-là, les bourgeois
Dans leurs calèches tirées
Par quatre destriers
S'en allaient à la campagne
Où l'air pur et le calme
Permettent posément
D'élaborer les plans
Des prochaines usines
Qui empliront la ville
De nouvelles toxines.
Mais les choses ont changé !
Aujourd'hui quand la canicule brûlante
Nous enlace de sa chaleur étouffante,
Elon Musk, Bolloré,
Ne montent plus dans une calèche dorée.
Non ! Ils prennent leurs jets privés
Partent aux Maldives ou à l'Île de Ré,
Et au long du trajet ils rejettent des fumées
Qui comme une chape noire...
Le Capital, au fond, c'est toujours la même chose.
Toujours les mêmes refrains,
Toujours les mêmes patrons
Qui en toute occasion
Nous volent notre pognon.
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